Il arrive parfois que je croise la route d’un livre, totalement par hasard, enfin c’est ce que je crois à chaque fois. Il y a des histoires que nous devons lire et que le destin pousse entre nos mains. Au début, il y a eu la curiosité. Quelques pages qui donnent simplement envie de savoir pourquoi ! Une seule chose est certaine dès le début : il sera difficile de quitter cette œuvre.

Et puis se déroule une histoire touchante. Surtout parce que rien n’est prévisible, attendu et il est assez rare qu’un roman puisse encore être surprenant. Une dimension dramatique et pourtant des instants de joie. La brutalité de de la vie se heurtant à la force de l’être. L’immersion totale aux côtés de l’héroïne qui m’entraîne dans le tourbillon de sa vie. L’envie de crier avec elle, d’être en colère avec elle et soudain cette sensation d’être déstabilisé quand elle devient si fragile.

Une vie. Des sourires. Des souffrances. Des rencontres. De l’inspiration. L’amour. L’art. La mort.

La beauté du style s’allie à la contemporanéité. Ce roman me remue parce qu’il ouvre une fenêtre sur un monde qui se suffit à lui-même, le temps d’un livre, qui laissera des traces. Comme le souvenir d’avoir eu l’occasion de vivre une autre existence, d’entrer dans la peau de cette femme. Un monde si différent du mien et que l’auteure m’a permis de côtoyer de très près. Certains romans offrent l’occasion de s’évader, celui-là est plutôt un voyage intense.

Se laisser porter par les mots et être transporté par les images. Je croyais ce style d’écriture disparu avec les grands auteurs du début du vingtième siècle. Je suis heureux de m’être trompé, la littérature la plus pure est toujours possible. Un livre pour celles et ceux qui croient encore que l’écriture peut être un art.

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